Art millénaire pratiqué depuis la plus haute antiquité, la Ciselure est riche d’une histoire intimement liée à la tradition de fabrication des bronzes d’art, des pièces d’orfèvrerie et de joaillerie ; on la définit communément comme ‘‘l’art de la statuaire appliquée à l’ornementation du métal’’.
Il s’agit en fait de décorer le métal sous toutes ses formes : qu’il soit laminé ou fondu, qu’il s’agisse de cuivre, de bronze, d’étain, d’alliages divers ou de métaux précieux.
Au cours de 18ème et 19ème siècles, la ciselure était un métier d’art à part entière, faisant appel le cas échéant à toutes les spécialisations propres à chaque type de fabrication ; il n’en va plus de même aujourd’hui.
Le ciseleur du 21ème siècle, s’il veut faire œuvre utile, doit dominer toutes les techniques directes et connexes de son métier, mais également exceller dans la connaissance et la pratique des métiers qui concourent également à la réalisation des objets d’art dans divers métaux : la monture, le tournage, la fonderie.
On ne peut parler d’une seule, mais de plusieurs ciselures ; chacune procédant de techniques particulières :
la ciselure sur pièce fondue : reprise d’une œuvre sortant de fonderie pour affirmer par façonnage son caractère artistique ;
la ciselure dite ‘‘au repoussé’’ : technique particulière par laquelle le ciseleur, à partir d’une feuille de métal, obtient le volume recherché, que la base soit un modèle ou un dessin de création ;
le tracé mati : reproduction sur un volume d’un dessin et exécution d’un léger modelé suggérant l’impression de relief sans pour autant avoir à repousser le décor.
A l’issue de sa formation, le Ciseleur peut prétendre se consacrer à l’artisanat d’art dans les domaines de l’orfèvrerie, du bronze d’art, de la restauration de pièces anciennes ou tenter de rejoindre les bureaux d’études des entreprises industrielles du secteur.